Jean de La Bruyère

Biographie

Jean de La Bruyère
Jean de La Bruyère

Écrivain et moraliste français, Jean de La Bruyère est né à Paris le 16 août 1645. Il est baptisé le 17 août 1645 à l'église Saint-Christophe de l'île de la Cité à Paris.

Son père, Louis de La Bruyère, est contrôleur général des rentes de l'Hôtel de Ville, sa mère, Élisabeth Hamonyn, fille d'un procureur au Châtelet. Son oncle et parrain, Jean de La Bruyère, financier, lui légue en 1671 un confortable héritage qui lui permet d'acheter une charge. Il ne descend pas d'un ancien ligueur, comme on l'a cru, mais d'une famille de laboureurs aisés du Perche. Cette lointaine origine se combine avec des séjours dans une propriété familiale près de Dourdan qui offre au futur auteur des Caractères une connaissance directe de la vie campagnarde. Celle-ci se manifestera autant dans l'emploi du vocabulaire technique de l'agriculture ("De la ville", 21) que dans la compassion pour les misères paysannes ("Des biens de fortune", 47, "De l'homme", 128).

L'appartenance de La Bruyère à un groupe en pleine expansion pourrait rendre paradoxale sa condamnation de l'ascension sociale, si elle n'invitait pas à distinguer ce qui relève du mérite de ce qui repose sur l'argent mal acquis. Il en retire un certain esprit de sérieux, un sens de l'honorabilité, la prise en compte de la valeur positive du travail, qui se traduisent par la révérence du juste, du mesuré, et par le rejet de l'outrance, de la facticité et de l'ostentation de certaines grandeurs nobles.

La Bruyère suit ses études au collège des Oratoriens à Paris. Il reçoit une formation moderne, teintée d'un augustinisme qui se retrouvera dans sa conception pessimiste de la nature humaine déchue, et qui, réactivé par l'imitation des Pensées de Blaise Pascal, donnera une partie de son souffle au chapitre "Des esprits forts" des Caractères.

Licencié en droit à Orléans en 1665, avec une thèse sur les tutelles et les donations, il est inscrit au barreau, mais ne plaidera jamais.

Après la mort de son père, puis celle de son tuteur, il achète en 1673 une charge de Trésorier de France à Caen. Il devient conseiller du roi en 1674, ce qui lui confère la noblesse et des revenus substantiels. En dehors de sa prise de fonction, il n'ira qu'une fois à Caen, en 1686, pour revendre sa charge, ayant sans doute obtenu dispense pour les services rendus dans l'éducation du Grand Dauphin, à laquelle il participe avec des penseurs et des pédagogues qui l'influenceront beaucoup: Bossuet, Fleury, Malézieux, Cordemoy.

Plus studieux qu'ambitieux, ses contemporains le dépeignent comme un homme de cabinet, amateur de conversations érudites et philosophiques. Ce que prouvent son célibat, et son maintien dans de modestes logements familiaux, chez ses frères, rue Chapon ou rue des Grands-Augustins, dans le quartier du Marais. Son goût de la retraite n'a même peut-être pas été troublé par le préceptorat des fils du marquis de Soyecourt, dont il déplore la mort dans un ajout de 1691 ("Du souverain", 9). Un tel précédent, ajouté à l'influence de Bossuet, expliquerait pourtant son recrutement, en 1684, comme précepteur du petit-fils du Grand Condé, le duc Louis de Bourbon à qui il enseigne la philosophie, l'histoire, les institutions, les généalogies, et la géographie. Mais son élève s'avérera ignare et insupportable par cette morgue aristocratique qui sera stigmatisée dans le chapitre "Des Grands".

Son mariage, en 1685, avec Mlle de Nantes, bâtarde de Louis XIV et de Mme de Montespan, puis la mort de Condé, en 1686, qui le fera duc d'Enghien, libèrent La Bruyère, qui demeure comme bibliothécaire dans la maison de Condé, avec le titre de gentilhomme de la maison de monsieur le Duc, une pension, et surtout des logements à Chantilly, à Paris et à Versailles qui lui donnent un point de vue privilégié sur cette société qu'il peint dans le chapitre "De la Cour". Cette expérience sociale multiple sera utile à l'observation du moraliste, tandis que l'indépendance assurée par ces maigres responsabilités lui conférera la distance nécessaire à la lucidité.

Après la publication des Caractères en 1688 et jusqu'en 1693, La Bruyère se présente plusieurs fois à l'Académie, battu à chaque fois par un partisan des Modernes: Bernard Le Bouyer de Fontenelle ou Étienne Pavillon (auteur de poésies mondaines et de lettres galantes). Son discours comporte un véritable éloge des partisans des Anciens (Bossuet et Nicolas Boileau surtout) et des manifestations de mépris pour leurs adversaires, qu'il n'attaque pas directement, mais dont il omet de parler. Un parallèle entre Jean Racine et Pierre Corneille, tournant au désavantage du second, des allusions satiriques aux nouvellistes du Mercure galant, déclenchent des réactions polémiques. Une campagne de protestation s'élève, le journal de Donneau de Visé fait paraître un article, en juin, où on lit: "L'ouvrage [Les Caractères] de M. de La Bruyère ne peut être appelé livre que parce qu'il a une couverture et qu'il est relié comme les autres livres." La Bruyère répond sans aménité à ces "Théobaldes" en publiant son Discours à l'Académie française in extenso séparément en 1693, puis dans l'édition de 1694 des Caractères avec en ajout une "Préface" encore moins académique et encore plus violente, aggravée du portrait-charge de Fontenelle en Cydias ("De la société et de la conversation", 75). Ce qui ne va pas sans enfreindre les vertus de patience et de charité attendues d'un moraliste chrétien, mais peut-être La Bruyère est-il, par-dessus tout, homme de lettres. Il se contente pourtant de quelques corrections pour la neuvième édition des Caractères, en 1696.

Jean de La Bruyère avait en revanche entrepris d'écrire des Dialogues sur le quiétisme, un livre anti-Fénelon, qu'il ne put achever, une attaque d'apoplexie l'emportant brutalement à Versailles le 10 mai 1696, à l'âge de 50 ans. "Toute la Cour le regrette", écrit Bossuet, mais de même qu'il avait vécu constamment avec son œuvre, il revivra en elle. Le "je" de La Bruyère perce en effet souvent sous le masque du moraliste.

Les Caractères

Dès 1670, La Bruyère commence à noter ses pensées, peut-être déjà sous forme de maximes, de portraits et de réflexions. Il lit des fragments de son futur livre à Nicolas de Malézieux, à Nicolas Boileau, avant de proposer son manuscrit au libraire Estienne Michallet. N'escomptant pas un grand succès à son livre, il offre à la fille de l'éditeur les hypothétiques bénéfices de la vente.

Non signé, présenté comme une simple imitation suivant une traduction des Caractères, rédigé à la fin du IVe siècle avant J.-C par l'écrivain et philosophe grec Théophraste, Les Caractères de Théophraste traduits du grec, avec les caractères ou les mœurs de ce siècle de La Bruyère est mis en vente en mars 1688.

L'imitation du texte grec est en vérité très limitée. Les maximes et les réflexions se rattachent plus par leur forme aux Maximes de François de La Rochefoucauld, aux Pensées de Blaise Pascal et aux Essais de Michel de Montaigne. Quant aux "portraits", ils constituent une des distractions les plus en vogue dans la société du temps, qui y satisfait son goût, poussé jusqu'à une extrême minutie, de la lucidité psychologique.

Le succès est néanmoins immédiat. Deux autres éditions, pratiquement identiques à la première, se succèdent la même année 1688. En perpétuelle évolution, les Caractères connaîtront finalement neuf éditions du vivant de La Bruyère, et une croissance faisant passer les quatre cent vingt remarques originelles aux mille cent vingt remarques finales. Les plus importantes modifications interviennent dans la quatrième édition, en 1689, avec les ajouts de trois cent quarante-quatre remarques (dont beaucoup devaient être rédigées avant), de la citation d'Érasme en exergue, et d'une argumentation déontologique légitimant la satire au nom de l'utilité morale, en préface. La cinquième édition s'enrichit de cent cinquante remarques nouvelles, et laisse apparaître le "moi" du moraliste; la sixième édition, en 1691, ajoute soixante-quatorze caractères, elle est enfin signée; la septième édition, soixante-seize, et un développement important du chapitre "Des esprits forts"; la huitième édition, en 1694, comporte en outre le Discours à l'Académie française.

Ces métamorphoses et ce succès s'explique par la qualité de l'œuvre, par l'originalité surprenante de sa structure, par le brillant du style, mais aussi par la vérité d'une peinture des mœurs contemporaines qui sait également refléter des maux sociaux et culturels éternels, et croquer sur le vif les vices à la mode. D'où des identifications à des personnalités en vue et des analogies avec des anecdotes connues qui ont assuré une sorte de publicité orale immédiate aux Caractères.

En évoquant d'emblée sa dette vis-à-vis de ce public qu'il dit avoir peint d'après nature, puis en multipliant les portraits dans les éditions suivantes, La Bruyère, qui s'en défendra pourtant plus tard, a encouragé, au début, un type de lecture mondaine. Le public veut découvrir les modèles des personnages qu'il met en scène et mettre un nom en face de ses portraits. Des clés manuscrites circuleront dès 1693, l'une sera imprimée en 1697, d'autres verront encore le jour au XVIIIe siècle. Elles restent purement hypothétiques, comme le prouvent leurs divergences, même si quelques identifications paraissent probables et sont reprises dans les éditions critiques modernes. La Bruyère protestera pourtant, dans une addition de 1694 à sa Préface, contre ces "applications" scandaleuses mais surtout réductrices d'un propos plus universel et plus atemporel. Caricaturiste satirique des individus de son temps, il se voulait en effet peintre de l'humaine nature tout entière et réformateur des générations futures.

En dépit de la forme aphoristique de l'ouvrage et de la dissimulation volontaire de l'auteur, qui joue en artiste consommé de l'absence de transitions, un certain plan se dégage cependant de la disposition des Caractères. Après avoir exposé sa doctrine littéraire dans un premier chapitre ("Des ouvrages de l'esprit"), La Bruyère décrit les divers éléments de la société: il traite d'abord, dans le deuxième chapitre, "Du mérite personnel", trop souvent incompris et mal récompensé. Parlant ensuite "Des femmes", il lui arrive de laisser paraître une secrète tendresse, à côté d'âpres remarques sur les défauts du sexe et sur les tristes usages du "monde". "Du cœur" semble hésiter entre un pessimisme digne de La Rochefoucauld et un besoin de donner confiance aux hommes. Après avoir traité "De la société et de la conversation", La Bruyère aborde la peinture des classes sociales: il s'en prend aux richesses mal acquises ou mal employées ("Des biens de fortune"); il se moque de la bourgeoisie vaniteuse "De la ville" et dénonce les graves erreurs "De la Cour". Le chapitre "Des Grands" est d'une ironie mordante pour ceux qui profitent des avantages d'une illustre naissance. Presque au centre du livre se trouve un éloge de Louis XIV, où l'enthousiasme est tempéré par de prudentes exhortations ("Du souverain ou de la République"). Le moraliste proprement dit apparaît dans le chapitre "De l'homme", suivi "Des jugements". On revient aux observations concrètes dans les chapitres "De la mode", "De quelques usages" et "De la chair". La conclusion ("Des esprits forts") est une attaque en règle contre les libertins et pourrait être une justification du livre, mais l'argumentation sincère et passionnée de La Bruyère n'a pas le mérite de la nouveauté: on en trouve déjà les éléments chez Pascal.

Dans cette riche galerie prennent place toutes les professions (financiers avides, littérateurs envieux, prêtres mondains), les produits particuliers du temps (valets enrichis, parvenus tels que le faux dévot Onuphre, copie retouchée de Tartuffe), les types les plus divers: le riche, le pauvre, l'égoïste, Cydas le bel esprit, Narcisse l'efféminé, les gens affairés qui n'ont rien à faire, Arrias qui a tout lu et tout vu, Arténice dont il fait un portrait délicat, le Collectionneur, le Distrait — hautement comique… Incisifs ou longuement développés (Émire est un véritable petit roman), dramatiques (Glycère est une mordante comédie mondaine), ces portraits plurent mais firent scandale, chacun y voulant trouver des allusions à des personnages réels. Il ne fait pas de doute que La Bruyère ait trouvé ses modèles dans le monde où il vivait, dans cette société des Condé à Chantilly, où se retrouvait tout ce qui comptait alors en France, et qui offrait à l'observateur l'anthologie la plus colorée des passions humaines. Mais La Bruyère va toujours au-delà de la simple anecdote et la plupart de ses portraits rassemblent et fondent en de parfaites unités romanesques des traits qui ont pu être empruntés à des personnages différents.

Ce tableau d'une société est l'œuvre d'un esprit un peu chagrin, marqué par ses débuts difficiles et par quelque ressentiment d'homme de lettres, mais encore attaché à la vie de son siècle dont il supporte chaque jour personnellement les travers, et dépourvu de la sérénité du philosophe contemplant les idées supérieures. Il s'amuse des ridicules, dénonce avec amertume les injustices, sans oser ou songer à en rechercher les causes dans l'ordre politique et social. Sans indulgence pour les prêtres mondains, il n'aura pas le moindre sarcasme à l'égard des croyances elles-mêmes, comme on en trouvera bientôt chez Fontenelle. Lucide mais conservateur autant que l'était Montaigne, il se fait trop peu d'illusions sur la nature humaine pour songer à transformer profondément l'ordre et les habitudes de la société. Son œuvre puise dans les schémas et les valeurs relevant d'une idéologie de l'ordre, ancienne, cohérente et figée. En homme de son siècle, il se distingue des philosophes de l'époque suivante par son pessimisme psychologique. Sa raison ironique reste insensible aux systèmes. Il s'émeut des abus, mais laisse indemnes les institutions. L'idée ne lui viendrait pas de se poser en réformateur. Même lorsqu'il cherche à dépasser la peinture sociale et à étudier l'homme "en soi", il est loin d'avoir la profondeur d'un La Rochefoucauld ou d'un Pascal. En philosophie et en morale, il se contente d'une vérité moyenne et vivable. Plus qu'à l'essence de l'homme, il s'attache d'ailleurs aux variétés individuelles. La Bruyère n'a pas son pareil pour isoler le mot, le geste, le "tic" où se trahit d'un coup tout un caractère. Il est meilleur à mesure qu'il se rapproche du concret. Non qu'il recherche la singularité pour elle-même: ce sont bien des passions communes et des types généraux qu'il vise, mais toujours pris dans l'instant de leur manifestation et dans le cadre d'une société particulière: non l'homme abstrait, mais le courtisan, la grande dame, le magistrat, le financier, le prédicateur du siècle de Louis XIV sur le commencement de son déclin classant ainsi les individus suivant une géographie morale immuable, mais dramatisée par un pessimisme d'origine augustinienne. Il n'a certes pas songé à donner un témoignage historique, quoiqu'on devine à travers ses tableaux de mœurs cette domination croissante de l'argent qui est en train de faire craquer les cadres et les traditions de l'ancienne société. Mais le réalisme concret et, pourrait-on dire, photographique de La Bruyère, si bien servi par un style agile et incisif, marque à lui seul une transition entre les grands classiques et le XVIIIe siècle: il nous mène finalement plus près de Montesquieu et de Voltaire que de Molière.

Les Caractères n'en ont pas moins été écrits au jour le jour, comme un journal que l'auteur s'est contenté de classer pour la publication: et c'est une des qualités essentielles du livre de n'obéir à aucun système, à aucune idée préconçue de démonstration, d'être touffu et contradictoire comme la vie même. Le genre littéraire adopté par La Bruyère n'allait pas sans périls: s'il débarrassait l'auteur du souci des transitions, il aurait pu aussi le faire tomber dans la monotonie par l'accumulation de courts fragments de structure identique. Cet écueil de tous les moralistes, La Bruyère l'évite merveilleusement grâce à son étonnante mobilité de style, de ton et d'esprit. Amer ou railleur, parfois cachant sa pointe sous une feinte naïveté, parfois passionné jusqu'à l'enthousiasme, il semble inépuisable dans ses tours de phrase: il s'exclame, se risque aux grandes périodes ("Ni les troubles, Zénobie"), nous apostrophe, parfois déclame, puis semble s'effacer pour laisser place à des monologues ou de petits dialogues, à moins qu'il ne dresse de saisissants parallèles, tels que le Riche et le Pauvre. Il faut lui reconnaître le génie de l'imprévu, quitte à lui reprocher parfois de rechercher d'une manière un peu trop voyante la surprise et l'effet. Il lui manque la simplicité souveraine des grands maîtres, mais sa langue, où se mêlent archaïsmes et néologismes, mots populaires et préciosités, est une des plus riches de notre littérature, et son style brisé, relevé de mots d'esprit, de contrastes, de chutes inattendues annonce une époque nouvelle, plus légère et plus colorée. Romanciers et auteurs dramatiques des XVIIIe et XIXe siècles ne se lasseront d'ailleurs pas d'aller puiser dans les Caractères.

La Bruyère, à tant d'égards conservateur, propose pourtant une réhabilitation de l'image du peuple, liée aux souffrances qui révoltent son âme charitable, mais aussi à l'utilité publique du labeur, qu'il souligne en économiste préphysiocratique. Cela se manifeste dans une politique chrétienne, qui attend du roi et de Dieu le maintien d'une hiérarchie sociale justifiée par la répartition équilibrée des fonctions, l'assurance d'un ordre public protégeant contre la méchanceté de l'homme naturel, la récompense des mérites, et qui se trouve en porte à faux dans une France gangrenée par une ascension sociale qui repose sur le seul pouvoir d'un argent iniquement gagné, où les misères sont accrues par les guerres et l'imposition démesurée, ce que ne masque pas le faux éclat d'une cour où régnent le mensonge et l'ennui. Cela se manifeste encore dans la liberté avec laquelle Les Caractères, s'inscrivant dans des cadres rhétoriques, renouvellent ceux-ci, selon les exigences du naturel classique, mais avec le "tour", le "je-ne-sais-quoi" du bel esprit mondain, s'assurant la survie future par ce qu'ils ont de plus moderne, en particulier la satire et la parodie des vices à la mode. Cela se manifeste enfin dans la tension entre l'ordre global du recueil, l'ordre particulier des chapitres, et l'utilisation de remarques détachées qui font éclater ce cadre fixe, transformant la taxinomie en variations infinies, relativisant et rendant provisoire toute définition, ouvrant sur un questionnement incessant. La Bruyère sollicite l'intelligence et l'imagination du lecteur, le déplaçant d'un point de vue à l'autre, des hypothèses à leur retournement polémique, des amplifications à leur chute ironique, provoquant des effets de miroir et des jeux d'échos nous rendant les "Caractères" si contemporains.

Pierre Ronzeaud,
gmtime

Livres numériques disponibles
  1. Jean de La Bruyère Les Caractères ou Les Mœurs de ce siècle
 
 

     
     
Copyright © La République des Lettres, Paris, samedi 19 juin 2021.