Renée Vivien

Biographie
Renée Vivien
Renée Vivien

Femme de lettres d’expression française, Renée Vivien – pseudonyme de Pauline Mary Tarn – est née le 8 juin 1877 à Londres, d’une mère américaine et d’un père anglais qui lui lèguera un riche héritage à sa mort en 1886.

Après avoir passé son enfance entre l’Angleterre et le continent et fait, jeune fille, des voyages en Grèce, au Japon, en Turquie et en Inde, elle vit presque constamment en France à partir de 1899, installant son domicile et son salon littéraire dans un luxueux appartement parisien de l’avenue du Bois de Boulogne. Elle a une relation saphique orageuse avec la poétesse américaine Natalie Barney.

À partir de 1901, sous son pseudonyme qui resta quelque temps mystérieux, elle commence à publier des volumes de vers: Études et Préludes (1901), Cendres et Poussières (1902), Évocations (1903), et des poèmes en prose: Brumes de fjords (1902), Du vert au violet (1903), en partie autobiographiques et chantant surtout les amours lesbiennes.

Elle vit une liaison amoureuse qui durera de 1900 à 1907 avec la très riche baronne Hélène de Zuylen, partageant avec celle-ci des oeuvres publiées sous le pseudonyme commun de Paule Riversdale.

Cependant, aux effets d’un tempérament nordique s’allie chez elle le culte sensuel de la Grèce et avant tout de Sappho, dont elle traduit très librement les œuvres dans un Sapho (1903, texte grec suivi de sa traduction en prose et de ses propres vers), ainsi que celles d’autres poétesses de Lesbos (Les Kitharèdes, 1904). Elle se fait construire une maison à Mytilène, sur l’île de Lesbos.

À ses premières Poésies, d’une langueur voluptuseuse et morbide, d’un «baudelairisme» profond, suivent les recueils suivants: À l’heure des mains jointes (1906), Les Flambeaux éteints (1907). Dans un coin de violettes, Le Vent des vaisseaux et Haillons – œuvres publiées à titre posthume en 1910 – ajoutent une touche de mélancolie religieuse.

Vers 1907, elle entame une liaison clandestine et une importante correspondance avec Kérimé Turkhan Pacha, épouse d’un diplomate turc (cf. Lettres à Kérimé, 1998).

Menant une vie élégante, toujours entourée de fleurs aux senteurs fortes, organisant chez elle des dîners de femmes fréquentés notamment par Colette, Renée Vivien vit dans le souvenir d’une amie d’enfance morte en 1901 à Nice, Violet Shillito. Surnommée la «Muse des violettes», pour son amour de cette fleur, de la couleur violette et de Violet Shillito, elle participe beaucoup à la diffusion des œuvres écrites par les écrivaines lesbiennes de l’époque. Elle s’adonne cependant de plus en plus à l’alcool, devient dépressive et se laisse bientôt mourir de faim par désespoir sentimental.

Renée Vivien est morte à Paris le 18 novembre 1909, à l’âge de 32 ans.

Jean Bruno,

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Paris, lundi 22 avril 2024